Mes très chers amis,

Nous lirons dans la Parasha de demain, une seconde version des 10 commandements. En introduction à ces derniers, la Torah nous dit :

אנכי עמד בין ה׳ וביניכם

« Moi, je me tenais entre Hashem et vous »

Le sens simple du verset est bien connu : au moment de Matan Torah, Moshé se tient entre D’ et le peuple pour transmettre la parole divine.

Mais le Amtakhass Binyomin de Zalozitz nous en propose une lecture aussi originale que profonde.

Il ne lit pas :

אנכי עמד :
« Moi, Moshé, je me tiens entre Hashem et vous. »

Mais plutôt:

C’est le “״אנכי: le moi, l’ego, la poursuite de nos désirs, notre attachement à la matérialité, qui fait écran entre Hashem et Son peuple.

Nous pensons souvent que D’ est loin.

En réalité, c’est notre propre “אנכי” qui crée cette distance.

Le plus grand obstacle entre l’homme et son Créateur n’est pas extérieur ; il est en nous !

Peut-être est-ce là le message de Shabbat Na’hamou, qui suit immédiatement Tisha BeAv.

Comment passer si vite du deuil à la consolation ?

Parce que la véritable נחמה, consolation, commence lorsque disparaît ce qui nous sépare d’Hashem.

Le Beth Hamikdash était le lieu de la proximité avec la Présence Divine. Sa reconstruction commence donc par une reconstruction intérieure : faire reculer ce “אנכי” qui me tient à distance.

Alors les paroles du prophète prennent tout leur sens :

נחמו נחמו עמי
« consolez consolez Mon peuple ! »

La plus grande consolation n’est pas seulement la fin de l’exil, mais la redécouverte d’une relation directe avec Hashem !

Que ce Shabbat Nahamou transforme l’obscurité des 3 semaines en une source puissante de lumière.

שבת שלום ומבורך
A Gut Shabbes
Avec toute mon amitié,