
Mes très chers amis,
Le passage fulgurant des jours redoutables à la joie intense de Souccoth interroge.
Le Bnei Binyomin de Helitsh nous en livre une analyse très originale.
À Kippour, lorsque nos fautes sont pardonnées, quelque chose de l’ordre d’une véritable renaissance s’opère. À l’image du גר, du prosélyte, dont nos Sages disent גר שנתגייר כקטן שנולד דמי, nous devenons כקטן שנולד, comme un être qui vient de naître. Le passé n’est pas effacé comme s’il n’avait jamais existé, mais il ne nous condamne plus à être celui que nous étions.
Or une naissance recèle à la fois une force immense et une grande fragilité. Le nouveau-né porte en lui toutes les possibilités de l’avenir, mais il doit d’abord être entouré et protégé.
C’est là, explique merveilleusement le Tsemakh David de Dinov, que prend place la Souccah. Après nous avoir fait renaître à Kippour, Hashem nous enveloppe dans la Souccah, comme on enveloppe un nouveau-né dans ses langes. Kippour nous donne une vie nouvelle ; Souccot lui offre son premier abri.
Et peut-être est-ce précisément pour cela que Souccot vient si vite. D’ sait combien les résolutions les plus sincères peuvent être fragiles lorsqu’elles retrouvent trop rapidement le tumulte du quotidien. Avant de nous rendre pleinement à l’année qui commence, Il nous garde encore quelques jours auprès de Lui, בצילא דמהימנותא, à l’ombre de la foi, afin que ce qui est né à Kippour puisse s’enraciner et grandir.
Quel message à l’entrée de Souccot : Hashem ne nous enferme jamais dans ce que nous avons été. Il nous offre la possibilité de recommencer puis Il nous enveloppe pour nous aider à grandir.
Puissions-nous entrer dans cette Souccah avec la joie d’une vie nouvelle, pleine de ברכה, de paix et de magnifiques projets pour toute notre Kehila.
Puissent ces fêtes de Souccot nous permettre de goûter à la joie authentique et si intense de l’intimité retrouvée avec Hashem.


