Chaque année, en Israël et dans le monde, Yom HaShoah rend hommage aux six millions de Juifs assassinés pendant la Seconde Guerre mondiale par les nazis et leurs collaborateurs. En France, environ soixante-seize mille Juifs, dont onze mille quatre cents enfants, furent déportés vers les centres de mise à mort ; seuls environ deux mille six cents survécurent à la déportation.
Des commémorations multiples
Alors que la guerre faisait encore rage, les proches des victimes et des organisations juives instituèrent des commémorations. Dès août 1942, Mordechai Shenhavi conçut un mémorial pour les Juifs déportés du ghetto de Varsovie vers Treblinka, puis étendit le projet à toutes les victimes juives du nazisme. À la fin de 1942, les autorités juives de Palestine proclamèrent des journées de deuil et de protestation, puis une période de jeûne commençant le 10 Tevet.
Des rituels variés
Les offices organisés à Yom HaShoah ne sont pas uniformes. Des textes associant témoignages de survivants et versets bibliques sont lus selon les communautés. Certaines sonnent le Choffar ou allument une bougie du souvenir ; beaucoup organisent des rencontres éducatives, des témoignages et des projections documentaires.
À Auschwitz-Birkenau, des milliers de personnes participent à la Marche des Vivants. En France, une lecture publique des noms des Juifs de France déportés et morts est organisée à Paris depuis 1991, aujourd’hui au Mémorial de la Shoah.




