La commémoration de l’indépendance de l’État d’Israël est célébrée autour du 5 Iyar, avec des ajustements possibles entre le 3 et le 6 Iyar afin d’éviter la profanation de Chabbat. Fête nationale israélienne, sa dimension religieuse demeure débattue et les usages varient selon les communautés.
Une fête nationale
L’indépendance fut proclamée le 14 mai 1948, qui correspondait au 5 Iyar, quelques heures avant la fin du mandat britannique. Dès l’année suivante, la Knesset donna à cette date hébraïque le statut de fête nationale. Comme les autres jours du calendrier juif, elle commence le soir précédent.
Des festivités dans tout le pays
Au mont Herzl, le drapeau mis en berne pour Yom Hazikaron est hissé au sommet du mât. La cérémonie Hadlakat Massouot allume douze torches, symboles des douze tribus, confiées à des citoyens distingués pour leur contribution à la société. Les villes accueillent spectacles et rassemblements. Le lendemain ont lieu le concours biblique mondial et la remise des Prix Israël ; les familles décorent leurs maisons et se réunissent souvent pour des pique-niques.
Un débat religieux
En 1951, le Grand Rabbinat d’Israël attribua au jour un statut religieux, suscitant un débat toujours ouvert. Certaines synagogues récitent le Hallel, parfois avec bénédiction, et les communautés du sionisme religieux ont élaboré une liturgie empruntant à Pessah, Hochaana Rabba, Roch Hachana et Hanoucca. D’autres communautés ne modifient pas l’office.
Hors d’Israël
Dans la diaspora, les congrégations suivent leur tradition : prières ajoutées, office particulier ou absence de rituel liturgique. Les institutions et associations organisent largement des manifestations culturelles et festives indépendantes de la synagogue.







