Le quinzième jour de Chevat est le nouvel an des arbres. Dans le cycle agricole de sept ans qui s’achève par la Chemita, les récoltes étaient soumises à différentes dîmes : Maasser Chéni, consommé à Jérusalem certaines années, ou dîme donnée aux pauvres les troisième et sixième années. L’année sabbatique, les produits de la terre étaient sans propriétaire et accessibles à tous.
Il fallait donc déterminer l’année d’appartenance des fruits. Les Sages ont établi qu’un fruit dont la floraison précède le 15 Chevat relève de l’année précédente, tandis qu’une floraison postérieure relève de la nouvelle année. Les céréales et les légumes suivent, eux, le nouvel an du 1er Tichri.
Pourquoi cette date ?
Dans l’espace méditerranéen, la saison des pluies commence à Souccot. Environ quatre mois sont nécessaires pour que les pluies nouvelles saturent le sol et nourrissent les arbres. Les fruits ayant fleuri auparavant dépendent donc des pluies de l’année passée. Tou Bichevat revêt aussi une portée spirituelle : l’être humain est comparé à un arbre des champs ; des racines profondes dans la foi et les voies divines permettent de produire les fruits de la Torah et des mitsvot.
Coutumes
On consomme les fruits par lesquels la Torah loue la Terre d’Israël : olives, dattes, raisins, figues et grenades. Lorsqu’un fruit est goûté pour la première fois de la saison, Chéhé’héyanou est récité avant la bénédiction Boré peri haets. En raison du caractère festif du jour, les Tahanoun sont omis.








